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Inspirations · Coup de cœur

Gramicci, le pantalon qui a quitté les falaises

Née pour les grimpeurs californiens, adoptée dans les rues de Tokyo, Gramicci fait partie de ces marques outdoor que l’on aime porter bien au-delà de leur terrain d’origine. Notre coup de cœur ? Des pantalons qui donnent autant envie de bouger que de soigner sa silhouette.

Un grimpeur sur des rochers dorés, vêtu d’un pantalon Gramicci
Le rocher, premier terrain de jeu de Gramicci.

On reconnaît souvent un pantalon Gramicci à sa ceinture intégrée, dont la sangle dépasse légèrement, et au petit personnage en mouvement qui signe la marque. Une allure décontractée, un détail fonctionnel devenu signature : voilà déjà une bonne partie de son charme.

Avec une paire de baskets, une maille généreuse ou une veste sobre, il trouve facilement sa place dans nos envies de tous les jours. Pourtant, son histoire commence loin des boutiques de mode.

Une histoire de grimpe et de liberté

Gramicci naît en 1982 en Californie, à l’initiative de Mike Graham. Ce grimpeur appartient aux Stonemasters, un groupe associé à la culture de l’escalade du Yosemite dans les années 1970. Son idée répond à un besoin concret : concevoir des vêtements qui suivent les mouvements sur le rocher.

Les premiers shorts associent une toile résistante, un empiècement en losange à l’entrejambe pour faciliter les mouvements et une ceinture réglable d’une seule main. Les pantalons suivent, puis séduisent aussi des surfeurs et des skateurs. Même le nom raconte cet esprit libre : Gramicci vient d’un surnom à consonance italienne que Graham s’était donné lors d’une aventure entre grimpeurs.

Silhouette Gramicci claire sur un tapis de bloc au pied des rochers
L’esprit grimpe, jusque dans l’allure.
Silhouette Gramicci avec pantalon ample écru et veste sombre
Des volumes libres pour un vestiaire de tous les jours.

Le détour japonais

Le Japon joue ensuite un rôle essentiel dans l’évolution de la marque, aujourd’hui basée dans le pays. Gramicci y trouve un public sensible aux vêtements fonctionnels, à leur histoire et à leur potentiel dans une silhouette urbaine. Le pantalon de grimpe devient une pièce que l’on choisit aussi pour son style.

C’est cette rencontre qui nous plaît : une origine sportive crédible et une façon très naturelle de la faire entrer dans le quotidien. La ceinture reste visible, les volumes laissent de l’aisance, les associations sont libres. On imagine aussi bien ces pantalons pour une journée à Bruxelles que dans un sac de week-end.

L’outdoor prend ses quartiers en ville

Gramicci accompagne ce goût pour les vêtements utilitaires que l’on porte sans forcément partir en expédition. On peut appeler cela le gorpcore, cette rencontre entre équipement outdoor et mode urbaine. Mais le mot compte moins que le résultat : des pièces faciles à associer, avec du caractère et une vraie raison d’être.

Les collaborations prolongent cette rencontre. Avec le label coréen thisisneverthat, notamment, Gramicci rapproche son héritage d’escalade d’un vestiaire inspiré du vintage et de la culture streetwear, jusqu’au denim et aux mailles à motifs.

Silhouette Gramicci brune au bord de l’eau
L’outdoor se porte aussi au fil des journées.

Pourquoi on aime

Chez Échappées, on aime les vêtements qui laissent de la place à l’imprévu. Un pantalon que l’on peut imaginer avec un sweat pour marcher toute la journée, puis avec une chemise pour aller dîner.

Gramicci nous séduit précisément pour cela : son allure possède une histoire, mais laisse chacun inventer la suite.

À l’origine, il fallait pouvoir lever la jambe pour attraper une prise. Aujourd’hui, on aime surtout l’idée de ne pas rester en place.

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